Sans tambour ni trompette, la soixantième Berlinale s’est faite discrète : beaucoup de grands talents, peu de stars. Ce décalage a laissé libre le champ de l’expression cinématographique, la perception n’a pas été brouillée par les étincelles d’une médiatisation imposée.
Quid alors de la seule sensation cinéphile ? Elle suit la tonalité générale : discrète. Ni buzz ni bouillonnement, ni bouleversement ni lame de fond, n’ont traversé la sélection. En revanche, la grande majorité des films présentés a imposé une marque, un style, une émotion particulière. Du Danemark à la Chine, de New York à Sarajevo, les êtres humains ont occupé le premier plan avec leurs doutes, leurs espoirs, leurs relations plus ou moins chaotiques, leur chair et leur sang.
Discrète, oui ! pour mieux entrer dans l’intimité de chacun, effeuiller les sentiments et, au final, toucher au cœur. A l’ostentation, la compétition a préféré une beauté sans fard ; la séduction qui s’en dégage est moins immédiate, mais elle peut être plus pérenne.
Cette édition donne envie d’aller au cinéma, c’est bien ! |
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